Roberto Badin
Quand on grandit face à la mer, le sentiment d’être face à l’océan ne disparaît jamais.
Ce qui m’a le plus impressionné lorsque nous nous sommes installés sur la côte basque, c’est la lumière et les différents changements d’atmosphère.
Qui s’est avéré encore plus performant hors saison.
Contrairement à un voyage, où l’on arrive à destination le regard vide, parcourir les rues d’un environnement familier devient un défi.
Se confronter quotidiennement aux mêmes détails et aux mêmes ambiances peut rendre tout presque trop banal pour être intéressant.
C’est précisément ce défi qui m’a intéressé : la simplicité des choses, la fascinante esthétique du quotidien.
Mon exploration s’est faite exclusivement à pied pendant une période déterminée, et j’ai remarqué que je restais toujours dans un rayon de 4 km* autour de chez moi.
Ce rituel s’est transformé en un voyage aux frontières imaginaires, laissant libre cours à mon intuition et au hasard tout au long de ma marche.
Involontairement, j’ai polarisé mes sources d’inspiration éternelles : l’architecture, le cinéma et la littérature ; me rappelant George Perec
Et ce qu’il appelait « l’infra-ordinaire ».
Découvrir l’attitude des personnages à partir des images que je venais de prendre était devenu un plaisir quotidien après une journée de shooting.
Après l été (« after summer ») n’est pas un projet sur le vide, mais plutôt sur ce qui l’entoure et ce qui se trouve à l’intérieur.
Il s’agit d’observer un fragment de réalité tel que je le vois et le ressens, sans prétention à raconter une autre histoire que celle-ci.
Vous pouvez vous faire votre propre idée en regardant les photographies.
Ce que nous voyons réellement et ce que nous découvrons au fil du temps, simplement en observant de plus près.
